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La première session

Et voilà ça y est, on y est, j’y suis!

J’ai chargé tous les moyens de portage dans la voiture, j’ai mis les faux bébés aussi, j’ai mon cartable pro qui renferme mon précieux ordi, et tout le contenu de formation.

Je sens que je suis à l’aube de quelque chose.

Je connais les filles virtuellement, je sais qu’elles vont enrichir ma vie. Je n’imagine pas encore à quel point.

Je suis en terrain connu: une immense maison d’hôtes, perchée sur une colline auvergnate. Emplie de bonnes vibrations. Les enfants y seront libres de jouer, de courir et d’expérimenter. Gaëlle va même leur proposer un atelier peinture, mais je ne le sais pas encore.

J’ai les mains moites en montant dans la voiture, j’ai un peu le trac aussi.

En invitée d’honneur, nous nous offrons Château Coco.

Les attentes des participantes sont immenses…Vais-je être à la hauteur? Et si, finalement, en vrai, j’étais toute pourrie? Imagine, si elles étaient déçues…

Dans ma vie, ce type de questions, je me les pose tous les jours et pour tout! Assez bien, assez calée, assez bienveillante, maman d’une enfant assez handicapée pour me rendre légitime dans mon rôle de présidente de cette association que je porte à bout de bras aussi…  C’est dingue.

Finalement, j’y vais déguisée en personne, je suis moi-même en sortant de mon véhicule et la boule au ventre se dissipe vite.

Les 3 petites chouettes sont avec moi, mon reporter photo sur tout le week-end sera Calme de lune. Pourvu qu’il ne s’ennuie pas. Mon cobaye consentant? Rayond’soleil! Avalanche a annoncé qu’il venait pour jouer et profiter de moi, j’en suis comblée!

Calme de lune ne s’ennuiera pas et j’en serai encore plus émue. Il a 11 ans et le dimanche soir il me dit « C’était bien maman. C’est bien ce que vous faites, c’est important. J’ai aimé être là, je veux être là à chaque fois, je suis fier d’avoir apporté ma goutte d’eau. »

Il a 11 ans et la fibre associative frémissante… Il se rend compte comme nous pourrions être utiles…

Il a raison.

C’était bien.

Le programme de la formation est validé. Mais finalement, ce que je retiens ce sont les émotions intenses que cela a suscité chez moi, mais aussi chez les autres.

Quand je lance la présentation, je suis un peu timide, mais vite, les échanges prennent le dessus.

Le fait de pouvoir venir avec les enfants a vraiment été primordial, pour moi, comme pour deux des participantes. Le lieu s’y prête tout à fait, dans la bienveillance et la chaleur d’un foyer. Le temps est prévu suffisamment large pour les interruptions de nos loulous. Comment pourrai-je demander à une maman ou un papa de venir seul, quand moi je peine tant à m’y résoudre?

Les brainstorming sont allés bon train et j’avoue que j’ai bien dormi, samedi et dimanche, épuisée de tout cela. Je n’en retiens que du positif.

Des commentaires de Calme de lune à ceux des participantes, il n’y eu souvent qu’un pas.

De bonnes idées en petits tuyaux, nous avons pu échanger sur nos pratiques, et faire évoluer l’association avec nos discussions. S’enrichir des témoignages de chacune, tester et éprouver notre motivation et notre matériel, pousser les réflexions toujours plus loin.

On s’est plu virtuellement, et je crois qu’on s’est aimées dans la vraie vie.

La séparation avait le goût salé des larmes de tristesse, de celles de joie aussi.

Comme le début d’un nouveau quelque-chose.

J’étais à l’aube d’une nouvelle amitié, d’une nouvelle façon de transmettre les savoirs que je possède aussi. A l’aube de cette toute première session de formation de notre toute nouvelle école « Portage et Handicap ». Grandir mieux et ensemble pour aller plus loin, et prendre les gouttes d’eau de tous les petits colibris….

Merci:

Aux participantes pour TOUT y compris les échanges, les valeurs partagées et les câlins longs serrés fort sur le cœur

A Evelyne pour les photos professionnelles et son empathie

A Calme de lune pour les photos passionnelles et sa sincérité

A Rayond’soleil pour sa douceur et sa patience

A Avalanche, Sasha et Martin, pour leurs jeux et leurs surnoms mignons (les Saucisses vous embrassent)

A Gaëlle et Matthieu pour l’accueil, la bienveillance et la qualité de nos repas

Au bébé rouge et au bébé joyeux pour leur Zénitude

A Caro pour la transmission de la motivation

A nos donateurs de matériel spécifique pour leur générosité

A L’Amoureux pour son soutien indéfectible

Parce que sans vous tous je ne suis rien ni personne, merci à vous qui oeuvrez à votre niveau à nos côtés, qui portez chacun au moins une goutte d’eau…

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Quel nouage priviligier?

Soyons honnêtes, cet article est voué à vous envoyer un déluge de photos qui vendent du rêve, grâce à Sophie, qui m’a prêté 3 merveilles!!! Mais un peu de sérieux!

 

Un nouage monocouche, avec un enfant hypotonique, ce n’est pas la panacée, avec un enfant hypertonique non plus…L’hypotonique va vite vous peser, tandis que l’hypertonique, lui, risque rapidement de décapsuler. Ce qui est valable au dos, l’est au ventre, seulement vous comprendrez, qu’avec ses 22,5 kilos et son mètre dix, je ne joue pas à nouer devant :p

Donc voilà, quand l’enfant se jette en DSC_1156 (Copier)arrière, pour regarder les étoiles, ou pour n’importe quelle autre raison, il risque de décapsuler, c’est à dire que le tissu sous ses fesses va passer dans son dos.  C’est principalement dû au fait qu’il pousse sur ses jambes en même temps. Avec un nouage double couche, le risque est moindre, comme on le constate sur cette photo( en Andy de Chateau Coco). Les enfants hypertoniques ont tendance à tirer sur leurs jambes, et je pense que c’est plus sécurisant de les porter en double couche.

 

 

 

 

 

 

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Parlons donc un peu de la double couche. Plusieurs nouages possibles, un seul réellement confiortable à mon sens, et à réaliser, et à porter ensuite. Le double hamac, est un nouage ascendant! Avec lui, on porte haut, et on a un bon maintien. La première couche se passe comme un kangourou, on passe une bretelle sous le bras, pour aller remonter le pan de l’autre côté (n’hésitez pas à visionner des vidéos) d’où l’effet ascendant!

Vous pouvez toujours tenter un croisé enveloppé, mais au dos, c’est une calamité à réaliser, alors avec un enfant lourd, et pas forcément patient…Courage!!!

 

 

DSC_1145 (Copier)DSC_1165 (Copier)

Notez la légère différence, en jaune (Tinge Garden) Rayond’soleil est portée en double hamac, en bleu (Cyprien de Château coco), c’est un kangourou, donc une seule couche. La Cyprien est très soutenante, donc on peut le faire, mais on voit que la puce est plus basse, et appuie donc beaucoup sur les hanches. (et quand tu es vieille et que tu as un quelconque problème de hanche, ce n’est pas chouette du tout ). Légère, mais donc importante cette différence. Et je ne parle même pas du ressenti que vous ne pouvez pas voir!

un peu crispée??  Possible, eDSC_1171 (Copier)n tous les cas, ça tire rapidement, mais avec une très bonne écharpe. Puis mon préféré, ça reste le double hamac, il a tout pour lui!!!!Moment de douceur tout de même…

 

 

 

 

 

DSC_1148 (Copier)constatons maintenant que je noue sur un côté, c’est une histoire de praticité…poDSC_1155 (Copier)ur moi! Mais on peut nouer sous les fesses sans aucun souci.Pour un tel nouage, il faut une belle longueur d’écharpe, surtout si votre loulou est du genre grand gabarit!!

On remonte au maximum au DSC_1154 (Copier)creux des genoux pour avoir une belle assise, c’est toujours important de savoir qu’on ne force pas son enfant non plus. Dans nos cas particuliers, l’essentiel est d’être à l’aise, plus que d’avoir le nouage idéal des photos de magazine!

Profitez en qu’il soit dans votre cou pour voler des bisous et des câlins!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

Et surtout, portez avec bonheur!! N’hésitez pas à prendre contact avec une monitrice pour passer au dos, ni  à investir dans une écharpe de qualité. renseignez vous sur les grammages avant achat, partez sur de l’occaz, souvent rodée et moins chère, mais donnez vous les moyens de bien porter! C’est tellement important le confort quand on a un loulou aux besoins particuliers!!!

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Château Coco, une écharpe mais bien plus encore!!!

Vitoria, la créatrice de Château Coco a été d’une gentillesse infinie avec l’association, en faisant un draw spécial portage et handicap sur une Cyprien.

téléchargementElle a reversé les fonds de cette vente à l’association et je l’en remercie. Malheureusement, je ne connais pas personnellement les écharpes Château Coco et je laisse donc mon ami Katy vous en parler:

« Une fois n’est pas coutume, quelques lignes pour partager avec vous nos instants de portage, et vous parler plus en détail de la beauté qui séjourne chez nous…

Ce sont nos derniers mois, nos dernières semaines, peut-être nos derniers jours de portage. Eh oui avec un bonhomme de 2 ans et demi qui court, fait de la draisienne et de la trottinette, les moments de portage s’espacent… Le portage c’est quelquefois le matin sur le court trajet domicile-crèche, un petit moment câlin complice avant une journée bien chargée. Ce sont aussi ces moments précieux, et de plus en plus rares, où, fatigué par une demi-journée en extérieur à courir, sauter, jouer et découvrir le monde et les autres, ce petit gars se laisse doucement aller contre sa maman en se lovant dans l’écharpe pour une sieste bien méritée. C’était le cas dimanche dernier quand nous avons eu l’idée lumineuse d’aller au jardin d’acclimatation…

Des écharpes, nous en avons essayé plus d’une, beaucoup sont restées longtemps avec nous, d’autres nous ont quittés assez rapidement, on a testé beaucoup de marques, de mélanges, de tissus, de motifs, même s’il reste encore tant à découvrir !
Alors, quand j’ai su que l’écharpe Château Coco allait rejoindre notre foyer, j’ai sauté de joie ! Yiiiihaaa ! Quel privilège de pouvoir finir nos années de portage sur une telle beauté, une écharpe créée avec amour par une maman fan de portage. Une écharpe fabriquée en France, en tissu Oekotex, avec des finitions artisanales, rendez-vous compte !

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J’observe le logo, je décortique ce nom “Château Coco”… Il y a là comme un décalage qui me titille l’esprit : les sonorités évoquent de prime abord des noms de vins prestigieux, comme “Château Margaux” tiens par exemple, ça renvoie à une idée du luxe “à la française”… Et puis hop ! Petit clin d’oeil plein d’humour : en fait non, ce sera “Château Coco”, pas Coco comme Coco Chanel (qui elle aussi est typiquement frenchy), ou coco comme une noix de coco hein ! Simplement, c’est l’abréviation d’un prénom, c’est un diminutif, rempli de tendresse pour “Coco”, ce premier bébé avec qui Vitoria a découvert le portage !

Château Coco donc… Je ne peux m’empêcher de voir dans le logo encore une sorte de pirouette, un petit clin d’œil aux mamans qui portent : ce logo me fait penser à ces dessins un peu enfantins que nous aimions faire gamins : la maison qui se dessine d’un seul geste sans lever la main, ou bien le 0+0= la tête à Toto. Il y a quelque chose des jeux de l’enfance, et peut-être même une forme d’auto-dérision: cet accent circonflexe, c’est le chapeau pointu au-dessus de “Château”, mais il me fait aussi penser à ce smiley ^^ plein de malice

Un logo qui me fait aussi penser aux armoiries des grands seigneurs, sauf qu’à la place des épées croisées ou des clés de la ville que l’on trouve souvent sur les blasons médiévaux, nous retrouvons… deux aiguilles à coudre forcément ! Et un fond qui change du blanc très classique habituel, un jaune pétillant comme sa créatrice émoticône smile
Tout est là donc : deux aiguilles pour parler de couture, (car les écharpes sont façonnées de manière artisanale, et contrôlées une à une !), les deux C initiales de la marque, et un cœur pour rappeler que tout ça, c’est d’abord de l’amour ; l’amour pour nos enfants qui se mêle harmonieusement et joyeusement à l’amour pour les beaux tissus et les beaux motifs : l’étoffe prend une valeur incroyable quand elle enveloppe ce que nous avons de plus précieux !
C’est sûrement pour ça que l’écharpe nous arrive entourée d’un large ruban doré, on est loin du fin raphia (très joli aussi néanmoins) d’Oscha par exemple. J’y lis une sorte de générosité, et cette générosité, elle est présente dans la texture du tissu : épais mais malléable, moelleux, on a envie de s’enrouler dedans. Je l’observe de plus près. Étonnant, très étonnant, le tissu est comme gaufré, et avec ses 319g/m2, je ne crains pas de porter les 16kg de mon “petit bonhomme”. J’observe de plus près le dessin : la répétition régulière de ce motif, qui ressemble à une sorte de fleur de lotus, est très harmonieuse, et ce, à l’endroit comme à l’envers, ce qui n’est pas un détail quand on porte en double couche avec le tissu qui revient dans l’autre sens. Comme lorsque j’avais eu le privilège de découvrir la Scarlet Garden, je ne peux m’empêcher d’imaginer la merveille que cela peut donner en mei-tai avec la capuche qui permet justement de montrer l’endroit et l’envers en même temps, et avec ce moelleux qui saute aux yeux avant même de la prendre en main. Hâte de découvrir ce que va en faire Diane de Tcm avec ses doigts de fée.images (1)

Et je retrouve la touche d’humour de la créatrice avec cet oiseau “caché” dans le motif, un peu comme ces illusions d’optique qui font qu’en regardant un tableau sous un autre angle, on découvrira une autre image. Un oiseau donc, qui se devine à peine pour les personnes qui verront l’écharpe portée sans trop s’en approcher… Comme un message caché, ou comme un clin d’oeil… Chouette… Moi qui espérais un jour porter mon fils avec des oiseaux, voilà qui est fait ! émoticône grin
Bon, direction la crèche, avec mon fils qui monte allègrement sur mon dos en kangourou. Youpie, c’est parti ! Ce rose qui ressort bien sur le blanc, j’adore. Ah non pardon, c’est un Rrose ! Hihi, oui, son petit nom c’est Lily Birds Rrose. Je vous ai déjà dit que la créatrice aimait les clins d’oeil ? Rrose, c’est un hommage à l’art, et à un certain Rrose Sélavy. Je suis bien d’accord, c’est la vie émoticône wink
Une dizaine de minutes de trajet, et c’est le pied. Je regrette juste le manteau de portage qui cache la beauté du tissu en ces jours frisquets, mais le confort est là pour moi, et mon petit gars ! C’est étonnant, mais je ressens une sorte d’élasticité du tissu bien agréable, alors que c’est du coton.

Chaque jour, j’apprivoise un peu plus cette “grosse bête” avec ses plus de 300g, et je sens qu’elle se rôde vite et se noue très bien. Je suis notamment emballée par la facilité avec laquelle je remonte mon deuxième hamac, moi suis loin d’être une spécialiste du portage dos. Le jour où “notre” Lily Birds m’a le plus épatée, c’est ce fameux dimanche au jardin d’acclimatation : après une grosse matinée de jeux et un bon repas, je sens que mon petit bonhomme fatigue. Doucement, je mets en place un croisé enveloppé décentré sur le ventre car je sais qu’il se laisse aller au sommeil lorsqu’il est sur mon ventre, je l’installe en faisant un pli par pli incroyablement facile compte tenu de l’épaisseur du tissu, et c’est parti pour près de deux heures de sieste. Il s’est endormi en quelques minutes à peine, je suis sûre qu’il se sentait “porté” ! Et je n’ai ressenti une petite tension qu’au bout de ces deux heures de marche, ce qui paraît incroyable avec 16kg à porter !

C’est donc une écharpe merveilleuse avec un bambin, soutenante, moelleuse, étonnante par sa composition qui la rend en quelque sorte un peu élastique. J’ai énormément apprécié la largeur du tissu et l’aspect gaufré. Quant au motif, j’en suis fan. Longue vie à Château Coco, et je dirais : prochaine étape, créer une écharpe aussi incroyablement moelleuse et “élastique”, mais pour les nouveau-nés. Ainsi, je pourrai les proposer aux mamans lors des ateliers de portage afin qu’elles deviennent “accros” au portage dès le premier essai !
Mille mercis en tout cas à Château Coco pour ce prêt et pour ces moments magiques de portage « 

 

 

MILLE MERCI A CETTE MARQUE FRANCAISE POUR SON ENGAGEMENT DANS LE PETIT MONDE DU HANDICAP