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Porter à l’hôpital…

Handicap ou non, porter son enfant à l’hôpital peut s’avérer une nécessité pour lui ou pour nous.

La peur, la douleur, l’appréhension sont autant de raison de ne faire qu’un pour subsister dans ce monde qui n’est pas le nôtre et que nous pouvons ressentir comme hostile.

Je me souviens avec la sueur dans le dos des paroles de la puéricultrice alors que je venais de mettre au monde Calme de lune:

« Mais Madame, vous ne pouvez pas porter votre bébé dans le couloir. »

Alors là, elle m’en avait bouché un coin, je n’ai pas osé braver l’interdit et je n’ai jamais eu d’explication.

Deux ans d’expérience plus tard, j’arrivais à la maternité avec dans ma valise beaucoup de nourriture, et une écharpe Jeportemonbébé. Et qu’on vienne me chatouiller pour voir!

Là encore, quand il s’est agi de sortir du service pour aller passer une échographie, le même couplet: on ne porte pas son bébé. Bon ben tant pis, ils n’avaient qu’à déplacer le service en mater car je ne la poserai nulle part. Résistance.

Depuis, les mentalités ont évolué. On emmène très souvent l’enfant jusqu’à la porte du bloc opératoire, et les parents sont de plus en plus facilement acceptés en salle de soins. Bien entendu, rien n’est parfait et le temps manque souvent.

Concernant notre expérience récente, une amygdalectomie pour Avalanche en novembre, et les soins dentaires de Rayond’soleil hier. Donc deux enfants « grands » qui ont profité du portage post opératoire en sling

Pourquoi porter? Pour produire des endorphines, plein d’endorphines qui vont soulager la douleur et apaiser le petit porté. Pour renifler son odeur après une longue séparation aussi (nous aussi on a fabriqué plein de stress, et on a envie de se sentir mieux!!).

Ce qui nous freine? La peur d’être regardés de travers par l’équipe médicale. D’être pris pour des fous. Perso, le regard des gens, je m’en moque un peu. Parfois, on a aussi peur de prendre une réflexion, et là, j’ai peu de clefs, parce que soit je mords, soit je me tais, ce qui dans un cas comme dans l’autre n’est pas pédagogue pour deux sous.

J’essaie de plus en plus souvent de militer portage grâce à ma casquette de présidente, et de sensibiliser les équipes en amont des hospitalisations possibles. Cela me surprend toujours, mais ils sont plutôt compréhensifs quand ils comprennent aussi leur intérêt (le calme déjà!).

Concernant les deux dernières expériences, le portage a été bien accueilli par les deux équipes (puisque deux hôpitaux différents, sinon ce n’est pas drôle!).

L’équipe ORL a posé quelques questions, et dit à Avalanche qu’on devait être bien au creux de maman.

Hier, c’était une équipe spécialisée handicap. J’avoue que nous l’avons descendue dans son lit, et qu’ensuite, c’est le médecin qui l’a portée, enroulée dans un drap chaud(et les fesses à l’air!). Je suis allée jusqu’à la porte du bloc, et elle n’avait pas peur, et pas mal non plus.

Je sais que le médecin l’a gardée dans ses bras le temps de l’endormir, et que Zaza l’a tenue contre elle quand elle s’est réveillée, qu’on lui a laissé ôter elle-même les capteurs de rythme cardiaque, et qu’on l’a câlinée un peu beaucoup. Je suis descendue dès qu’elle s’est réveillée, accompagnée par Lénaïc, le brancardier.

Elle a été choyée, chouchoutée, et elle est devenue comme toujours la coqueluche de l’équipe en un demi clin d’œil. On m’a demandé si un diagnostic était posé sur ses maux avec beaucoup d’intérêt et de gentillesse, et on lui a fait 2000 bisous avant de me la rendre.

Remontée en chambre, elle avait un peu mal, et le goût du sang sur ses lèvres, elle « voulait moi » et elle ne voulait pas rester au lit, mais ne tenait pas tellement debout. Alors je l’ai naturellement installée en sling, et nous avons arpenté les couloirs durant une vingtaine de minutes (20 minutes sur une épaule à 33 kilos, c’est mon maximum!) sous le regard parfois un peu étonné des soignants, mais souvent attendri finalement.

Attendris ils étaient. Mais comment ne pas l’être quand on la voit, le visage enfoui dans mon cou, son petit nez frémissant de plaisir, les bras enlaçant ma nuque, caressant mon épaule et les yeux mi-clos, quand 5 minutes plus tôt, elle exprimait son mal-être?

Aucune réflexion. J’ai regretté de ne pas avoir pensé à prendre les flyers et le livret de l’association. Nous avons remercié tout le monde. Pour la bienveillance, pour les câlins, pour la patience aussi… Et nous sommes rentrées main dans la main à la maison, sereines, même si elle avait un peu les joues gonflées.

D’ailleurs, à l’instant, le service vient de m’appeler pour prendre des nouvelles de la demoiselle. C’est la première fois que cela nous arrive. « J’appelle pour savoir si tout va bien, si elle n’a pas mal, et si elle a bien dormi… » Ils lui font des bisous, et n’espèrent pas la revoir dans de telles conditions.

Comme quoi, des fois ça se passe bien aussi…

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Différence, et empathie

Tout d’abord, j’aimerai prendre le temps de définir l’intelligence différente.

Vous le savez, j’ai une petite fille exceptionnelle, extraordinaire mais dont l’intelligence ne rentre pas dans les cases habituelles. Ma petite fille de 9 ans, si elle sait  reconnaître toutes les lettres de l’alphabet, ne sait par exemple pas écrire, et peine en graphisme. 

Par exemple. 

Il y a aussi à l’inverse, des enfants de 3 ans qui maîtrisent la lecture et les dinosaures sur le bout des doigts, mais ne rentrent eux non plus pas dans le moule. Arborescence.

Ce qui rassemble ces extrêmes, c’est certainement l’intelligence du cœur. Cette fantastique capacité à aimer en entier, à ressentir l’autre sans barrière, ce qui est parfois compliqué pour nous, parents, au niveau de la gestion des émotions.

Je vous ai déjà parlé de l’hypersensibilité ici. Aujourd’hui, je vous parle de l’empathie, parce que je suis convaincue que ces enfants à l’intelligence différente sont plus empathiques que les autres.

L’empathie, qu’est-ce-que c’est? 

C’est la faculté de se mettre à la place de l’autre, de savoir ce qu’il ressent.

C’est pour cela que Rayond’soleil a toujours un mot gentil pour une personne triste, qu’elle a toujours un geste tendre envers celui qui souffre, et qu’elle exprime beaucoup de sentiments.

C’est aussi pour cela que ces enfants sont ce qu’on appelle des « éponges ». Ils savent. Ils ne savent pas comment, mais ils savent intuitivement dans quel état émotionnel vous pouvez être.

Inutile d’espérer leur cacher une grosse colère ou un pic d’angoisse…Ils sauront. Alors autant mettre des mots sur vos émotions : furieux contre votre patron, triste parce que mamie est malade, inquiet pour une autre raison, joyeux, excité, optimiste…Et ne trichez pas avec eux, sans quoi vous allez créer une perte de confiance en eux

Mettez des mots pour ne pas créer de fausses idées dans la tête de vos enfants à l’intelligence du cœur parce que s’ils savent comment vous êtes en dedans, ils ne sont pas pour autant des mages, des liseurs d’avenir. Ils ne peuvent donc pas deviner pourquoi vous êtes dans cet état.

Ils vont élaborer des stratégies pour entrer en contact avec vous, pour vous permettre de dire ce que vous ressentez, mais ils ne vont pas pouvoir vous permettre de donner la cause de votre souffrance ou votre bien-être si vous ne coopérez pas un petit peu. C’est pourquoi votre petit empathique va vous pousser à bout s’il ressent une colère ou un chagrin. Ou bien, il sera excité, s’il sent que quelque-chose se trame, ou triste, si une personne de son entourage est triste, sans pouvoir se l’expliquer.

Ces petits doués d’un 6ème sens si on peut dire, peuvent ressentir ce don d’une façon formidable si vous les aidez à le valoriser. Ce qui ne coule pas de source dans notre société aseptisée et normative. (oui j’en veux un peu aux normes et aux codes qui nous privent de la richesse de la différence).

Car le petit empathique va pleurer avec Paddington quand il est triste, puis hurler de terreur dans le cinéma, pour avoir les yeux qui brillent, et la petite larme qui coule quand tout finit bien. Il va aller chercher le bon en chacun  d’entre nous, et tentera l’interaction dans n’importe quelle situation. Le pépé à l’air égaré, le petit enfant au regard perdu, la caissière aux yeux tristes. Les empathiques sont plus sensibles aux émotions dites négatives qu’aux émotions dites positives…Par exemple, quand elle sent quelqu’un de triste, Rayond’soleil lui touche le bras et lui demande « Ça va toi ? »

Ils sont également naturellement attirés par l’art…Peinture, sculpture, tout a un sens pour eux. Rayond’soleil, son art préféré, c’est la musique. Elle est subjuguée dès les premières notes et malgré une élocution ardue, elle connait par cœur des dizaines de chansons, allant de Stromae à Renaud.

Cette sensibilité accrue et à part est-elle une déficience ?

Je ne le crois pas. Je pense que l’empathie est une arme de solidarité massive. Que mis bout à bout, les signes de sympathie déclenchés par l’empathie sont de formidables vecteurs de mieux vivre et de mieux-être.

Je crois par contre, qu’il faut apprendre à gérer l’empathie, histoire de ressentir l’autre sans se ressentir comme l’autre, toute la nuance de l’équilibre étant là, ténue, mais bel et bien là.

Ressentir l’autre, c’est savoir comment il est à l’intérieur au moment où notre regard se porte sur lui. Se ressentir comme l’autre, c’est se laisser gagner par les émotions de l’autre, et donc s’effacer, et s’oublier. Ressentir l’autre est utile, c’est une force de communication inépuisable ; se ressentir comme l’autre, c’est prendre le risque de laisser les émotions lourdes prendre le pas sur tout le reste.

Comment faire ? Je n’ai pas de clef toute trouvée. Je suis une empathique née. J’ai appris à en faire ma botte secrète. A écouter mon intuition, et j’encourage mes enfants à faire de même. Comment ?

  • Vivre ses propres émotions à fond. Je le redis, on a le DROIT de pleurer devant un film, ou en lisant un livre, et de laisser les autres le voir.

  • Sentir les autres, les toucher, les écouter.

  • Ne pas les conseiller mais les accueillir. C’est important de ne pas parasiter l’émotion de l’autre. Si l’autre se sent inquiet, mais moi confiant, je ne peux pas le nier. Nous ne sommes pas tous égaux face aux situations. Il a le droit de ne pas se sentir comme moi.

  • Ne pas les absorber mais les accueillir. Je dois avoir suffisamment confiance en mon propre jugement. Si on reprend l’exemple du dessus : je dois avoir confiance en mon jugement pour rester confiant quand l’autre est inquiet.

  • Ne pas refouler les mouvements de sympathie. Et dans une société qui s’axe sur la force de caractère, difficile de se montrer « gentil » sans être catalogué « mauviette » (si si je vous jure). Alors ici on est gentils les uns avec les autres et on trouve normal de l’être avec quiconque en montre le besoin. Cela nous permet aussi de se donner l’occasion de ressentir l’autre.

Alors autant être franche, être parent d’un empathique qui a le droit de l’être n’est pas de tout repos. Tempête de colère face à une injustice, torrent de larmes (pour l’enterrement de J.Hallyday par exemple, Avalanche a pleuré car les gens étaient tristes) mais aussi joie de vivre intense et communicative.

Mais je préfère mille fois qu’ils aient le droit de l’être, plutôt qu’ils refoulent tout cela et soient obligés de composer avec à l’âge adulte.

Rayond’soleil croque la vie à pleines dents. Pourtant, si un jour je suis triste, elle « éponge ». Alors je fais de mon mieux pour être franche sans lui faire peur. De mettre des mots simples sur ce qui me chamboule parfois…

En conclusion, l’empathie est l’intelligence du cœur, et c’est une chance dans la différence de nos loulous extraordinaires, j’espère vous en avoir convaincu…

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Et toi, c’est quoi ton cartable?

  Quelques semaines avant la rentrée, j’avais contacté Tann’s, la célèbre marque de cartable qui a marqué mon enfance, avec l’immanquable « t’as ton Tann’s?! » J’en avais assez des sac à dos licence, qui ne tenait pas la moitié de l’année! J’ai décidé de prendre 3 cartables de qualité, pour cette rentrée hors du commun…

Je leur ai lancé un défi: me trouver un cartable costaud, pas trop lourd, qui ne glisserait pas des épaules frêles et tombantes de Rayond’soleil, qu’elle pourrait accrocher à son fauteuil sans qu’il ne frotte les roues, et ultime condition, qu’elle puisse ouvrir seule, malgré sa maladresse!

La réponse de Tann’s n’a pas tardé: ils me conseillaient un sac petit modèle, plutôt format cartable, le modèle CP/CE1, qui devrait sans problème pouvoir la suivre un bon moment… Avec ses 860 gr, il n’est pas lourd, et ils laissent le choix du modèle à la jeune fille, proposant de l’envoyer en test… La classe à Dallas! Merci à Marine, de chez Tann’s qui a été absolument gentille et merveilleuse avec nous 😉

DSC_0822 (Copier)Rayond’soleil a choisi ce modèle là: violet et rose, avec sa petite fleur sur le côté, elle en tombe amoureuse immédiatement et j’ai beau lui remontrer plusieurs fois les autres (pas pour la faire changer d’avis, mais pour être sûre!) elle n’en démord pas… Allez c’est parti!

En quelques jours de (longue) attente, le facteur sonne enfin à la porte (non elle n’est pas patiente!). Elle saute de joie avant même d’ouvrir le paquet, et passera les semaines suivantes à parler de son super cartable à tout le monde! La rentrée est encore loin ,qu’importe, elle s’en sépare plus!

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Sur cette photo prise sur le site internet on peut voir la fermeture du sac, qui n’est pas une boucle, il suffit d’appuyer dessus pour ouvrir…)

 

 

 


Premier constat, il est costaud et bien fini. Les bretelles et la partie en contact avec le dos de l’enfant sont bien molletonnées, ce cartable semble confortable! La partie plastifiée dessous est une bonne idée avec une minette qui ne fait pas vriament attention à l’endroit où elle pourrait le poser… Bref voyons si ce cartable rempli MES conditions!

condition 1) : facile à accrocher au fauteuil! Que ce soit par les bretelles ou par la poignée, aucun souci pour l’attacher aux poignées du fauteuil, ou à son dossier! Même si, en toute honnêteté, nous nous servons peu du fauteuil, je me suis dis que c’était important de pouvoir avoir cette option là! Il ne frotte pas les roues, mais pensons tout de même à ranger les sangles qui pourraient se prendre dans les rayons (vive les flasques!)!

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Condition 2) Bien tenir sur ses petites épaules! Réussie aussi! Il ne glisse absolument pas, même si j’ai l’impression qu’elle ne le « remplit » pas encore tout à fait.

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Condition 3) et pas la moindre, qu’elle puisse l’ouvrir seule. J’avoue que lorsque j’ai vu la fermeture en forme de ceinture, j’ai eu peur, car elle aurait pu l’ouvrir mais pas le fermer, et ce que je désire avant tout c’est son autonomie… En fait, il y a une fermeture par « pression ». Je ne sais pas expliquer alors je vous mets la photo où l’on devine la fermeture:

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Ma puce a dû s’entraîner pour réussir à l’ouvrir seule, mais surtout à bien viser pour le refermer. Lorsqu’on a des soucis en motricité fine, tout est question d’habitude, et en quelques jours d’entraînement acharné et décidé, elle était totalement prête et autonome pour sa rentrée! Si j’en crois les bêtises qu’elle fait dans le bus avec son petit camarade (du genre gribouiller le cahier, ou vider toutes les étiquettes de lecture…) je dirai qu’elle arrive bien à l’ouvrir!

 

 

Alors merci tann’s! Vous avez fait une heureuse avec ce cartable, et votre gentillesse me touche car je sais bien que vous n’avez pas vraiment besoin de moi pour vous faire de la pub!

Calme de lune a choisi ce modèle là, juste retour des choses 😉

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Il en est content également, c’est le plus grand modèle, il est plutôt costaud mon loulou, et il est entré au CE2… Il râle car cette année, ses copains se sont mis au cartable à roulettes, mais je suppose qu’à quasi9ans on est jamais content .

 

 

Finissons sur une bouille d’amour, ravie de son cartable! DSC_0940 (Copier)

 

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Pinkini Création

Mon histoire, notre histoire, avec Pinkini, débute au début de l’année 2014, à la suite d’un rdv de génétique, qui avait encore soulevé 1000 questions sans répondre à aucune… J’avais contacté Virgnie, au hasard de mes recherches internet concernant la conversion d’écharpe. Je n’utilisais plus ma Lana Soleil (!!), à cause de l’hypotonie de mon Rayond’soleil!

 

                           Pinkini, c’est qui?

Derrière la marque Pinkini, il y a Virginie, maman porteuse de 4 enfants et passionnée aux doigts de fée…Et au coeur gros comme ça!

Elle coud, elle coud beaucoup…Des sacs de portage, ou non, des manteaux, de portage,de grossesse ou non (j’aime le modèle elfique!), des sarouels, des hauts d’allaitements, des fringues pour enfants toutes personnalisées et des conversions d’écharpes (en sling,en préfo, en meitai…). Elle a aussi son propre modèle de meitai ,le fameux Babyvouac, déposé et homologué!

Le succès est tel, que Virginie procède désormais par tirage au sort. Mais lorsque je lui envoie un mail, en ce jour pluvieux de février, je ne le sais pas encore…

Lorsque je sors donc de mon rdv, une notif m’informe que Virginie a répondu. Effectivement, elle peut convertir mon écharpe…Si je suis tirée au sort. C’est la douche froide. Ma fille est trop grande pour la majeure partie des préfor11150465_837160456357925_9133419071216292451_n (Copier)més, et sans moyens de portage adéquat, nous allons continuer de galérer… Je n’ai pas encore créer Portage et Handicap mais je suis déjà convaincue d’une chose…Le tissu écharpe est le meilleur soutien pour le dos chamallow de ma fille. Sur un coup de tête, j’explique brièvement ces choses là à Virginie, lui demandant de me recommander quelqu’un de confiance qui pourrait nous faire un préformé pour début juin, et je joins une photo de ma fille, je ne sais pas pourquoi.

La réponse ne se fait pas attendre, l’histoire de Rayond’soleil touche Virginie. Elle se donne un délai de réflexion. Je réponds rapidement que je n’ai pas expliqué les choses pour attirer une quelconque pitié, mais bel et bien pour solliciter son aide et trouver une solution pour nous. Elle n’a pas pitié, mais la bouille de ma miss l’a faite craquer…Alors elle réfléchit, et promet de me donner une réponse dans les jours qui suivent. Ce qui se passe dans ma tête est indéfinissable. Je suis contente qu’elle soit charmée par ma puce, je sais que c’est fréquent, qu’on l’aime, qu’elle attire ou aimante, souvent les bonnes personnes. Quand je dis bonnes personnes, je veux aussi dire les personnes bonnes. Les gens gentils, profondément bienveillants. Avec les autres, il se creuse souvent une sorte de fossé…Bizarre.

Un mail le vendredi suivant me fait sauter de joie. Virginie va convertir ma Lana, mais je devrai être patiente. Elle sera prête début juin, pas avant, car elle m’offre un passe droit. Peu m’importe, je sais que je passerai de belles vacances grâce à elle, et j’ai confiance, le porte-bébé sera prêt à l’heure.

Je me rappelle des mots qu’elle utilise, de sa gentillesse et de sa bienveillance. Des photos du travail en cours et du travail terminé. Elle me parle de ma fille et de l’aura qu’elle sait exercer. Elle y voit une part mystérieuse et sympa de sa différence, j’aime bien l’idée. Lorsqu’il est fini, en avance, elle me dit que son aîné l’a trouvé lumineux…Et moi j’ai trouvé le surnom de la petite fille qui va en bénéficier. Avec notre Pinkini, on part faire les folles à la ville, pour montrer à quel point on est bien quand on est libres!!!

 

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On retrouve une amie, qui a elle aussi, reçu son Pinkini(la première sur le tirage au sort, une tigresse, la Lucky Lukette de la souris!!) et on fait des tas de photos, juste pour le plaisir des yeux.

En grandissant, Rayond’soleil devient lourde, et je me rends compte qu’on aurait pu prendre du double rembourrage. Qu’à cela ne tienne, cette fois j’achète une Kokadi Merlin, dont je suis tombée amoureuse et j’obtiens une place à la régulière. Le résultat est magnifique…

 

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On porte en famille, on Pinkiporte même!!! Le petit profite du Soleil et la grande devient magique en Merlin… J’ai même demandé des options de ouf, une poche pour mon portable, et la réversibilité du porte-bébé, puisque c’est aussi ce qui fait le charme de la Merlin.

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Mais voilà, j’ai beaucoup de porte-bébés, et un jour le soleil sert moins souvent. Et une amie, dont le fils souffre d’une maladie douloureuse me contacte. Je viens de créer Portage et Handicap, il me reste une chute de Lana. Je lui prête donc mon premier Pinkini, avec une pointe de nostalgie…Mais quand je découvre le sourire de son fils…Je le lui cède et Virginie refait un Soleil…. Franchement qui aurait résisté à ce regard magnifique? Qui aurait pu dire à ce petit bonhomme, que non non et non, il fallait le rendre? Pas question de le décevoir.

La suite n’appartient qu’à lui et à sa maman, j’espère juste que cela les soulage encore un peu de temps à autre.

 

 

 

 

 

 

J’ai mis longtemps à écrire cet article. Parce que la qualité de la conversion n’est pas du seul fait de la couturière, mais bel et bien également de l’écharpe et de son degré de rodage. Sur un même patron, deux préformés provenant d’écharpes différentes vont se comporter totalement différemment . Cela n’enlève rien aux qualités d’écoute et de partage de Virginie. J’espère un jour tester son Babyvouac, mais il n’est pas facile à trouver en occasion, et elle est déjà bien chargée de travail pour que je m’abstienne de lui demander de m’en faire un exprès…Ses porte-bébés sont d’une qualité irréprochable, les coutures justes parfaites et je sais qu’elle peut même faire des fantaisies sur les ceintures. Lorsque j’ai fondée l’association, elle m’a proposé d’ouvrir de temps à autre des places aux membres dans la galère. Bien entendu, cela suppose des délais parfois un peu long, mais lorsque l’on a une date et un projet, j’ai tendance à dire que peu importe… Alors Virginie, j’sais bien que je te l’ai déjà dit mais MERCI… Surtout, ne changes rien!

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Château Coco, une écharpe mais bien plus encore!!!

Vitoria, la créatrice de Château Coco a été d’une gentillesse infinie avec l’association, en faisant un draw spécial portage et handicap sur une Cyprien.

téléchargementElle a reversé les fonds de cette vente à l’association et je l’en remercie. Malheureusement, je ne connais pas personnellement les écharpes Château Coco et je laisse donc mon ami Katy vous en parler:

« Une fois n’est pas coutume, quelques lignes pour partager avec vous nos instants de portage, et vous parler plus en détail de la beauté qui séjourne chez nous…

Ce sont nos derniers mois, nos dernières semaines, peut-être nos derniers jours de portage. Eh oui avec un bonhomme de 2 ans et demi qui court, fait de la draisienne et de la trottinette, les moments de portage s’espacent… Le portage c’est quelquefois le matin sur le court trajet domicile-crèche, un petit moment câlin complice avant une journée bien chargée. Ce sont aussi ces moments précieux, et de plus en plus rares, où, fatigué par une demi-journée en extérieur à courir, sauter, jouer et découvrir le monde et les autres, ce petit gars se laisse doucement aller contre sa maman en se lovant dans l’écharpe pour une sieste bien méritée. C’était le cas dimanche dernier quand nous avons eu l’idée lumineuse d’aller au jardin d’acclimatation…

Des écharpes, nous en avons essayé plus d’une, beaucoup sont restées longtemps avec nous, d’autres nous ont quittés assez rapidement, on a testé beaucoup de marques, de mélanges, de tissus, de motifs, même s’il reste encore tant à découvrir !
Alors, quand j’ai su que l’écharpe Château Coco allait rejoindre notre foyer, j’ai sauté de joie ! Yiiiihaaa ! Quel privilège de pouvoir finir nos années de portage sur une telle beauté, une écharpe créée avec amour par une maman fan de portage. Une écharpe fabriquée en France, en tissu Oekotex, avec des finitions artisanales, rendez-vous compte !

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J’observe le logo, je décortique ce nom “Château Coco”… Il y a là comme un décalage qui me titille l’esprit : les sonorités évoquent de prime abord des noms de vins prestigieux, comme “Château Margaux” tiens par exemple, ça renvoie à une idée du luxe “à la française”… Et puis hop ! Petit clin d’oeil plein d’humour : en fait non, ce sera “Château Coco”, pas Coco comme Coco Chanel (qui elle aussi est typiquement frenchy), ou coco comme une noix de coco hein ! Simplement, c’est l’abréviation d’un prénom, c’est un diminutif, rempli de tendresse pour “Coco”, ce premier bébé avec qui Vitoria a découvert le portage !

Château Coco donc… Je ne peux m’empêcher de voir dans le logo encore une sorte de pirouette, un petit clin d’œil aux mamans qui portent : ce logo me fait penser à ces dessins un peu enfantins que nous aimions faire gamins : la maison qui se dessine d’un seul geste sans lever la main, ou bien le 0+0= la tête à Toto. Il y a quelque chose des jeux de l’enfance, et peut-être même une forme d’auto-dérision: cet accent circonflexe, c’est le chapeau pointu au-dessus de “Château”, mais il me fait aussi penser à ce smiley ^^ plein de malice

Un logo qui me fait aussi penser aux armoiries des grands seigneurs, sauf qu’à la place des épées croisées ou des clés de la ville que l’on trouve souvent sur les blasons médiévaux, nous retrouvons… deux aiguilles à coudre forcément ! Et un fond qui change du blanc très classique habituel, un jaune pétillant comme sa créatrice émoticône smile
Tout est là donc : deux aiguilles pour parler de couture, (car les écharpes sont façonnées de manière artisanale, et contrôlées une à une !), les deux C initiales de la marque, et un cœur pour rappeler que tout ça, c’est d’abord de l’amour ; l’amour pour nos enfants qui se mêle harmonieusement et joyeusement à l’amour pour les beaux tissus et les beaux motifs : l’étoffe prend une valeur incroyable quand elle enveloppe ce que nous avons de plus précieux !
C’est sûrement pour ça que l’écharpe nous arrive entourée d’un large ruban doré, on est loin du fin raphia (très joli aussi néanmoins) d’Oscha par exemple. J’y lis une sorte de générosité, et cette générosité, elle est présente dans la texture du tissu : épais mais malléable, moelleux, on a envie de s’enrouler dedans. Je l’observe de plus près. Étonnant, très étonnant, le tissu est comme gaufré, et avec ses 319g/m2, je ne crains pas de porter les 16kg de mon “petit bonhomme”. J’observe de plus près le dessin : la répétition régulière de ce motif, qui ressemble à une sorte de fleur de lotus, est très harmonieuse, et ce, à l’endroit comme à l’envers, ce qui n’est pas un détail quand on porte en double couche avec le tissu qui revient dans l’autre sens. Comme lorsque j’avais eu le privilège de découvrir la Scarlet Garden, je ne peux m’empêcher d’imaginer la merveille que cela peut donner en mei-tai avec la capuche qui permet justement de montrer l’endroit et l’envers en même temps, et avec ce moelleux qui saute aux yeux avant même de la prendre en main. Hâte de découvrir ce que va en faire Diane de Tcm avec ses doigts de fée.images (1)

Et je retrouve la touche d’humour de la créatrice avec cet oiseau “caché” dans le motif, un peu comme ces illusions d’optique qui font qu’en regardant un tableau sous un autre angle, on découvrira une autre image. Un oiseau donc, qui se devine à peine pour les personnes qui verront l’écharpe portée sans trop s’en approcher… Comme un message caché, ou comme un clin d’oeil… Chouette… Moi qui espérais un jour porter mon fils avec des oiseaux, voilà qui est fait ! émoticône grin
Bon, direction la crèche, avec mon fils qui monte allègrement sur mon dos en kangourou. Youpie, c’est parti ! Ce rose qui ressort bien sur le blanc, j’adore. Ah non pardon, c’est un Rrose ! Hihi, oui, son petit nom c’est Lily Birds Rrose. Je vous ai déjà dit que la créatrice aimait les clins d’oeil ? Rrose, c’est un hommage à l’art, et à un certain Rrose Sélavy. Je suis bien d’accord, c’est la vie émoticône wink
Une dizaine de minutes de trajet, et c’est le pied. Je regrette juste le manteau de portage qui cache la beauté du tissu en ces jours frisquets, mais le confort est là pour moi, et mon petit gars ! C’est étonnant, mais je ressens une sorte d’élasticité du tissu bien agréable, alors que c’est du coton.

Chaque jour, j’apprivoise un peu plus cette “grosse bête” avec ses plus de 300g, et je sens qu’elle se rôde vite et se noue très bien. Je suis notamment emballée par la facilité avec laquelle je remonte mon deuxième hamac, moi suis loin d’être une spécialiste du portage dos. Le jour où “notre” Lily Birds m’a le plus épatée, c’est ce fameux dimanche au jardin d’acclimatation : après une grosse matinée de jeux et un bon repas, je sens que mon petit bonhomme fatigue. Doucement, je mets en place un croisé enveloppé décentré sur le ventre car je sais qu’il se laisse aller au sommeil lorsqu’il est sur mon ventre, je l’installe en faisant un pli par pli incroyablement facile compte tenu de l’épaisseur du tissu, et c’est parti pour près de deux heures de sieste. Il s’est endormi en quelques minutes à peine, je suis sûre qu’il se sentait “porté” ! Et je n’ai ressenti une petite tension qu’au bout de ces deux heures de marche, ce qui paraît incroyable avec 16kg à porter !

C’est donc une écharpe merveilleuse avec un bambin, soutenante, moelleuse, étonnante par sa composition qui la rend en quelque sorte un peu élastique. J’ai énormément apprécié la largeur du tissu et l’aspect gaufré. Quant au motif, j’en suis fan. Longue vie à Château Coco, et je dirais : prochaine étape, créer une écharpe aussi incroyablement moelleuse et “élastique”, mais pour les nouveau-nés. Ainsi, je pourrai les proposer aux mamans lors des ateliers de portage afin qu’elles deviennent “accros” au portage dès le premier essai !
Mille mercis en tout cas à Château Coco pour ce prêt et pour ces moments magiques de portage « 

 

 

MILLE MERCI A CETTE MARQUE FRANCAISE POUR SON ENGAGEMENT DANS LE PETIT MONDE DU HANDICAP