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#portrait du jour…27

Il a tout quitté il y a à peine 6 mois. Tout quitté pour la seconde fois.

Il avait fui les combats sanglants, la torture, les meurtres.

Comme dirait Elie Kakou, il est parti une main devant une main derrière. Il n’avait rien, il est arrivé sans même des chaussures.

Il me raconte la traversée en canot pneumatique, la peur chevillée au corps, l’odeur de la mort qui rôde partout autour d’eux. Les cris, les pleurs, les plaies qui s’infectent, l’eau salée partout autour d’eux, il a bien cru qu’ils n’arriveraient jamais. Il a conscience d’être un miraculé.

Son arrivée en Italie est plutôt positive. Il y travaille un temps, puis reprend son chemin, direction Calais, pour passer en Angleterre. Il connait la jungle de Calais, les expulsions, les jets de pierre, la colère des routiers. Il réussi à passer, moyennement une somme exorbitante.

Pourquoi est-il dans mon bureau s’il a touché on rêve du doigt il y a presque deux ans ?

Il parle couramment arabe, perse, italien et anglais. Il a tellement d’expériences sur son CV qu’il est hyper employable.

Il est dans mon bureau parce qu’il est rentré au pays. Des membres de sa famille l’ont appelé au secours, et il a fait le chemin inverse, pour aller les chercher. Il avait gagné de l’argent en travaillant en Europe. Il est reparti, abandonnant un appartement et un travail, pour tenter de sauver quelques membres de sa famille.

L’histoire est dramatique. Il arrive trop tard pour ses parents. Cruelle réalité. Il arrive trop tard, ils ont été tués par les bombes du régime. J’accuse, mais en-ai-je vraiment besoin ? Sommes-nous réellement aussi aveugles que nous voudrions bien le faire penser ?

Il repart son petit frère sous le bras. Deux hommes seuls, ça fait mauvais genre dans notre pays. Deux jeunes hommes venus en Europe, pour tenter de survivre. Ils n’ont que l’un pour l’autre. Le périple est long, semé d’embûches, de blessures, de pertes.

Le canot, encore. Mais l’Italie n’est pas accessible, et l’argent manque rapidement. Ils connaîtront les CADA* mais pas ensemble.

Il parle 4 langues, a trouvé un appartement, travaille en intérim et a financé lui-même des cours à l’université pour combler le vide, le manque laissé par les cours obligatoires dispensés par l’état. Il me montre ses cicatrices, en faisant de gros efforts pour me parler en Français, il y tient, même si on pourrait mieux se comprendre en Anglais.

Il me raconte son histoire, sa vie d’avant sans ciller. Il hésite longuement avant de se livrer à chaque fois, comme s’il avait peur que je flanche un peu. Mais à chaque fois qu’il dépose, je le vois repartir plus léger, je vois son sourire s’agrandir.

Il n’oubliera jamais les horreurs de la guerre, les exactions dont les hommes sont capables. Son témoignage est important, parce qu’il montre au monde ce qui existe tout à côté, à notre époque. Il crie ce qui leur arrive, mais il crie doucement, presqu’en silence. Presque, parce que quelqu’un veut bien l’écouter, et le raconter. Doucement, pour que vous puissiez l’entendre.

Il est venu seul, avec son frère, parce qu’on lui a pris sa femme. On lui a tout pris. Femme, maison. L’histoire est cruelle. Elle est réelle. Douloureuse. Et pourtant, A s’en sort, avec une pirouette, faisant un pied de nez à la vie.

Il a appris le Français en quelques mois, et me dit doucement qu’il ne veut pas rester manutentionnaire. Il ne repassera pas en Angleterre. Il imagine sa vie ici. Il veut évoluer, il sait faire mille choses. Mille. Et il ne veut pas être une petite main, il ne veut pas s’excuser d’être syrien.

Et je trouve qu’il a bien raison, non ?

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#portrait du jour…16

Il en a traversé des épreuves M. La trentaine peu assurée, il tremblote et ne me regarde jamais en face, comme s’il avait peur que je lui explose au visage…

Bon, faut avouer, il cumule un peu en termes de prédisposition aux discriminations.

Quand je prends mon poste, cela fait déjà plusieurs années qu’il est accompagné.

Pas de permis de conduire, une reconnaissance en qualité de travailleur handicapé et des casseroles qu’il traîne depuis l’enfance.

Au début, il ne veut pas parler de trop. Il se braque vite quand je pose des questions. Il est en colère. Après tout le monde.

Il m’en faut de la patience pour obtenir sa confiance, et quelques confidences.

La maltraitance en institut d’abord. C’est pour cela qu’il refuse tout net mes propositions de le positionner en entreprise adaptée.

Les petits contrats qui s’enchaînent, parce que les employeurs peu regardant ont trouvé une bonne poire toujours disponible.

La tutelle qui l’étouffe, maintenant qu’il gagne sa vie…

La promesse faite à son père sur son lit de mort enfin.

M ne sait pas lire. C’est une honte pour lui, un échec cuisant qu’il garde de l’enfance. Une souffrance sans nom, il n’a jamais réussi à apprendre à l’école. Il en a tellement envie.

Pour prouver aux enfants moqueurs que lui aussi il peut ! Pour le montrer aux maîtres intransigeants aussi !

C’est drôle les mécanismes qu’il a mis en place pour masquer ce handicap. Il faisait mine de lire, il surfait sur internet avec son smartphone dans la salle d’attente, et si le texte à lire était long, il avait oublié ses lunettes, ou avait une migraine.

Je m’en suis doutée au bout de quelques mois, sans pouvoir en avoir la certitude chevillée au corps suffisamment profondément pour lui poser la question.

Vous trouvez que c’est une question qui ne se pose pas ? Je réponds  » Pas d’accord ! » et ce n’est pas mon côté rebelle en carton qui parle. Je pense qu’on peut poser toutes les questions du monde pour peu qu’on le fasse avec respect et délicatesse, et qu’elles aient un autre but que de simplement satisfaire notre curiosité.

Il finit par m’en parler l’émotion plein la voix. Il n’a jamais réussi malgré les efforts fournis. On a à peu près le même âge. Il se voit encore comme un gosse dans les yeux de son père. Père décédé donc. A qui il a promis qu’il y arriverait.

Je pourrai lui dire que s’il avait promis de tout mettre en oeuvre pour y arriver, il n’aurait pris aucun risque de trahir sa promesse. Mais je me tais. C’est tellement important pour lui…Tellement. Et ce n’est pas mon histoire. Je suis suffisamment humble pour me taire et garder mon avis pour moi.

Alors, deux fois par semaine depuis des mois, il prend des cours. Cours qui risquent de s’arrêter faute de financement. Impuissance. Injustice.

Il rage dans mon bureau, se rebelle. Enfin ! Il vit, il vibre. Je peux voir ses forces et ses faiblesses, et c’est ainsi que je pourrai le mieux l’accompagner.

Il a continué les cours, bon an mal an. Il a avancé, lutté contre ses démons, pris des revanches sur la vie, et fait des projets. Il a traversé des épreuves, et prouvé qu’on pouvait croire en lui. Il a défié les pronostics.

L’histoire ne dit pas si M a réussi à apprendre à lire et a pu tenir sa promesse. C’est aussi cela mon métier, savoir accepter qu’on ne connait pas toute l’histoire, qu’on est là pour un temps bien défini et que tout s’arrête quand la personne a toutes les clefs nécessaires à son autonomie.

M a trouvé un emploi pérenne. Je sais qu’il s’est accroché, je sais qu’il aura tout donné pour réussir.

Parce que cette promesse, et sa réalisation lui permettrait de passer dans le monde des adultes.

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Cataclysme

Pour une fois, je ne vais pas parler de moi. Ni vous parler d’elle.

Aujourd’hui, je souhaite rendre hommage et avoir une pensée pour toutes les familles qui se battent contre une maladie mortelle. Tous ces parents qui voient leurs enfants à l’hôpital derrière un masque. A ceux qui font du bouche à bouche une fois par semaine mini. A ceux qui se battent pour que leur môme reste en vie.

Parler de ces maladies qui vous font osciller entre espoir et désillusions, entre coups de sang, et larmes inconsolables, entre rémission et coup du sort.

Se rendre compte brutalement que son enfant est mortel est la pire chose qu’il puisse nous arriver. Non bien sûr, je n’ai pas changé d’avis concernant l’échelle de la douleur, mais je vous avoue qu’à côté de l’épreuve que vivent certains de mes amis, je me sens bien privilégiée.

D’abord, tout va bien. Puis tout s’enchaîne. Ça part parfois de pas grand chose. Une fièvre un peu tenace vous mène aux urgences, et là, le diagnostic tombe. Implacable. D’autres fois, vous savez avant même d’arriver à l’hôpital que le cours de votre vie sera définitivement changé, quelle que soit l’issue de la soirée.

Un jour, tu mènes ta petite vie normale, même que tu compatis avec ton pote qui a un enfant « différent ». Le lendemain, c’est ton pote qui te tend la main et l’épaule, parce qu’au final, même s’il ne sait pas exactement ce que tu vis, il a traversé lui aussi les salles d’attente, les rendez-vous qui s’enchaînent, les mots des médecins qui ne s’expliquent jamais aussi bien que leurs yeux, les larmes de rage dans la voiture, la peur qui te prend en tenaille la nuit.

Au début, la nouvelle est sidérante. Les larmes refusent de sortir. Il faut aussi protéger cet enfant, et ses frères et sœurs. Comment pourrais-tu concevoir l’inconcevable ?

Mais rapidement, la médecine ne te laisse pas le temps de tergiverser. Il faut agir vite. Ton emploi du temps est chamboulé et suspendu à des résultats d’analyses. Ta vie est entre parenthèses. Tout ce que vous aviez connu, toi et ta famille, jusque là est relégué au bon vieux temps.

L’action, vite. Mettre en place de nouveaux rituels. Se confronter aux administrations. Métro boulot dodo ? Hôpital, nuit blanche, cernes sous les yeux. Plus rien ne sera jamais comme avant.

Et si ? Si elle ne survit pas ? Si c’est la maladie qui gagne ? Et si cet arrêt respiratoire était le dernier, comment tu vas pouvoir continuer sans lui ? Bien sûr que t’ y penses même si tout le monde te dit de ne pas le faire. Facile à dire…

Puis le quotidien revient, entre visites à l’hôpital et culpabilité. Pour celui qui est malade, pour son frère, sa sœur. Pour ta moitié qui ne gère pas comme toi . Pour le reste de la famille que tu ne peux pas protéger, t’as assez à faire avec toi.

La maladie fait le tri dans tes amis. Entre ceux qui ne comprennent pas, ceux qui préfèrent ne pas se confronter à la mort, parce qu’il faut appeler les choses par leur nom, t’as un peu l’impression d’être contagieux, sur un radeau qui prend l’eau. T’as des belles surprises aussi. Des gens qui t’envoient des morceaux d’eux-mêmes, comme ça, cadeau. Parce que eux savent qu’il n’y a rien de pire que de se sentir seuls. Parce qu’ils savent aussi qu’on est jamais aussi seuls que face à ça. Alors tu reçois, tu reçois, en te demandant comment tu rendras ça. Tu rendras pas tu sais. Donner c’est donner. Et Avalanche dit que reprendre c’est voler ! Tu rendras pas, parce que l’amour ça se contente d’être partagé, c’est tout.

Tu regardes ces gens, parfois pas si proches, qui espèrent avec toi, tu vois leurs mômes qui tendent la main, qui comprennent pas tout, mais qui portent la flamme eux aussi.

T’as les larmes. T’as tellement pleuré que tu pensais plus que c’était possible de juste avoir les yeux humides d’émotions.

Tu sais que les épreuves sont pas terminées. Tu te prépares à faire Noël peut-être à l’hôpital. Tu regardes cet enfant si courageux, ce petit warrior, cette battante, ton cœur se gonfle. T’as pas le droit de craquer si lui ne craque pas. Noël sera particulier. C’est peut-être le premier ou alors le onzième. C’est la vie. Ça te console pas mais c’est la vie.

Alors à toi, la maman, le papa, qui s’apprête à te battre avec l’énergie du désespoir pour que ce Noël soit beau « quand même » je voulais te dire bravo. Bravo pour les sourires, bravo pour les choix, bravo pour les démarches, bravo pour les soins, bravo pour les câlins, bravo pour ton ingéniosité, bravo pour ton courage sorti de nulle part, bravo pour être toujours debout. ❤

J’ai une pensée également pour les frères et sœurs qui se saisissent comme ils peuvent de chaque joli moment avec l’innocence des enfants. Qui comprennent tout et ne disent jamais rien. Qui s’accrochent à tous les petits bouts de normalité pour vivre leur enfance et leur fraternité « comme d’habitude » à base de chamailleries et d’espièglerie. Avec l’amour pur en image de fond.

Je vous encourage à vous tourner vers les autres, vers ceux qui souffrent et à rendre à noël un peu  de magie, vous pour qui la vie n’est pas si cruelle.

En ce mois de décembre, je pense très fort à mes amis, en particulier Aline, Fred et Séverine car ils traversent des moments très difficiles, et qu’ils gardent la pêche et l’amour de la vie. Je vous aime les copains, je suis là aussi.❤❤❤

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aborder la mort

J’avais prévu un autre article, un article qui traîne en moi depuis des semaines et le chat a bouleversé mon programme…

Mimine, Jazz pour les intimes, a fait, selon Avalanche, une grosse bêtise. Il est mort. Comme ça, sans prévenir.

Le téléphone a sonné, le vétérinaire était désolé, mais des gens lui avait emmené mon matou roux après un accident. Mort sur le coup. La boule qui a envahi ma gorge n’était rien face aux larmes qui ont de suite jailli de mes yeux.

Calme de lune n’a pas eu besoin de dessin et de suite ses larmes se sont mêlées aux miennes.

J’ai dû expliquer aux deux plus jeunes.

Avalanche, vif, a pensé que le vétérinaire devait lui faire une piqure. Agir. J’ai eu beau expliquer que c’était trop tard, pour lui, si le chat était chez le véto, y avait un espoir.

Rayond’soleil n’a pas eu l’air de saisir. Et je me suis remerciée d’avoir choisi de récupérer le corps.

On a donc parlé de la mort, de son caractère définitif. Et j’ai bien vu que pour elle, pour toujours ne voulait rien dire…

Comment aborder la mort avec un enfant qui présente une déficience intellectuelle?

Finalement comme avec les autres.

On ne s’est rien épargné. J’ai trouvé qu’il fallait que le chagrin sorte quand même. C’est notre première perte. (Pour notre famille telle qu’elle est, perso j’ai déjà eu d’autres pertes, et mon aîné aussi).

J’ai connu une fillette à qui l’on racontait que les animaux partaient dans la forêt au lieu de lui dire la vérité. Quand son papy est mort, ils ne  lui ont rien dit et me l’ont confiée, me demandant de m’en charger. Lâchement, j’ai imaginé un instant lui dire que papy était parti dans la forêt rejoindre tous les animaux, et j’ai eu beaucoup de tristesse pour cette gamine qui n’avait pu dire au revoir à aucun de ses petits compagnons. Je lui ai dit la vérité. Elle a pleuré un peu et quand son père est rentré, elle était très en colère. Elle aurait bien voulu dire au revoir à son papy.

J’ai récupéré le corps de mon chat, en larmes assumées chez le vétérinaire, qui a compati juste assez pour que je ne regrette pas ce qu’on pourrait considérer comme une faiblesse. Après m’être assurée qu’il était visible pour des enfants (je ne voulais pas les traumatiser), je leur ai laissé le choix de le voir, de le caresser une dernière fois. On a pleuré. On s’est serrés fort les uns contre les autres, on s’est dit qu’il nous manquerait.dsc_0776

La mort. La mort c’est pour toujours. C’est un drôle d’état, ça fait peur un peu, personne ne sait ce qu’il se passe ensuite. JE les ai laissés libre de croire ce qu’ils voulaient. Avalanche nous parle toujours de sa vie d’avant, je lui ai laissé dire que Jazz était peut être en quête de sa vie d’après…J’y crois aussi. Calme de lune pense qu’après la mort, c’est terminé, il n’y a rien, mais qu’on vit toujours un peu dans le cœur de ceux qui nous ont aimé. Rayond’soleil espère qu’il n’aura pas faim.

Mort. Mort et enterré. C’est ce qu’elle a répété toute la soirée. Et qu’elle répète encore, comme pour s’assurer que c’est bien vrai.

On s’est demandé si ça faisait mal. On s’est dit que parfois oui, un peu ou beaucoup. On m’a demandé quand je mourrai. J’ai dit que j’espérais être vieille et eux assez grands pour survivre sans moi quand ça arriverait. J’ai croisé fort les doigt pour que Rayond’soleil soit assez débrouillarde! On s’est demandé si un autre chat atténuerait notre peine, et on s’est dit que pas du tout, rien ne remplace quelqu’un qui meurt. Il y  aura peut être un autre chat, j’adore les chats, j’imagine pas ma vie sans eux…

Les enfants m’ont demandé si je serai enterrée dans le jardin moi aussi ce qui a bien fait rire Calme de lune. Alors on a visité le cimetière. C’était une drôle d’expérience. Les enfants, décontractés et curieux, erraient entre les tombes. Calme de lune lisaient les épitaphes. Rayond’soleil a longuement regardé les fleurs qui ornaient les monuments. Avalanche s’exclamait au gré des photos « oh c’est un monsieur /une madame mort(e) qui est allongé(e) et enterré(e) dessous…Tiens, ils ont enterré une FLEUR? ». J’étais contente que le cimetière soit désert, à l’exception des défunts, parce que je n’avais pas tellement envie d’attirer les regards…

Quand on est partis, ils ont souhaités ramassé des fleurs. Celles de Rayond’soleil et de Calme de lune ont finies sur la tombe de notre compagnon. Celles de mon Avalanche ont finies en pluie de pétales, comme une célébration.

Bien sûr, on a repleuré encore. Je n’ai pas top essayé de faire figure, après tout je suis triste, et je trouve ça injuste. Il était chouette notre matou, gros, avec des pattes de lion, doux et gentil je suppose que même s’il avait été bête comme mes pieds et méchant comme la gale on l’aurait aimé pareil…

La mort. Halloween qui arrive nous parle des esprits qui reviennent.  J’ai pas eu trop envie d’aborder ce côté là, je n’ai pas envie qu’ils aient peur.

Le terminus. Quand on est mort, on est plus vivant, on ne parle plus, on ne bouge plus, on ne respire plus. Il ne se passe plus rien. Mais ce n’est pas comme quand on dort. D’ailleurs on est froid quand on est mort, et dur aussi. Oui, Avalanche aime aller au bout des choses…Il trouve que c’est pas cool la mort.

Je suis d’accord avec lui.

Je ne sais pas si cet article vous aura donné des pistes, j’ai essayé de rester ouverte au dialogue, et franche, le plus possible, sans les devancer, ni les brimer. Je crois qu’ils ont tous compris que le chat qu’on connaît ne reviendrait plus jamais.

Pour se remettre de nos émotions, on a filé faire des photos de l’automne et de cette belle journée ensoleillée, comme pour se souvenir que les jours ne sont jamais tout noirs ni tout blancs, qu’on pouvait essayer de se rappeler les bons moments, que bientôt, on le ferait sans pleurer. Je crois qu’il ne faut pas banaliser la mort d’un animal, c’est une vraie perte pour les enfants, et c’est souvent leur première perte d’ailleurs…

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